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Conservatoire de l’Ugni Blanc

Le conservatoire de l’Ugni Blanc accueille les visiteurs à l’entrée du lycée et du château de l’Oisellerie. Cette parcelle présente une collection de 500 accessions (plants issus d’une même souche d’origine) d’Ugni Blanc.Mais qu’est ce que l’Ugni Blanc ? Pourquoi réaliser un conservatoire ? Et comment cette collection a-t-elle été constituée ? M. Vincent DUMOT, chercheur au Bureau National Interprofessionnel du Cognac, répond à ces questions à l’occasion de la journée technique du BNIC tenue à Cognac le 6 septembre 2007.   

M. Vincent Dumot présente les travaux de conservation de l'Ugni blanc aux journées techniques du BNIC

Qu’est-ce que l’Ugni Blanc ?

V. DUMOT : « L’Ugni blanc est un cépage originaire d’Italie, plus précisément de Toscane, d’où son nom « Trebbiano toscano ». Il  s’est massivement implanté en Charentes après la crise phylloxérique, il y a un siècle environ.C’est le principal cépage de production du Cognac.A cette époque, la plantation de nouvelles parcelles s’est faite à partir de greffons prélevés sur des souches sélectionnées pour leur vigueur et leur production.Puis, à partir des années 1960, des travaux de sélections clonale ont été réalisés pour aboutir en 1975 à l’agrément de 8 clones n°479 à 486. Ce travail de sélection a été réalisé à partir d’un conservatoire planté sur l’île de Ré en 1963. » 

Pourquoi réaliser un conservatoire ?

V. DUMOT : « Ce conservatoire de l’Ugni Blanc a été créé dans le cadre des travaux de sélection de l’Ugni Blanc. Le but de ces travaux est de trouver et de conserver des « clones d’Ugni Blanc » aussi différents que possible, en espérant que ces différences fourniront à l’avenir le matériel végétal adapté à l’évolution du contexte de production, et en particulier au changement climatique. » 

Plantation du Conservatoire de l'Ugni Blanc à l'Oisellerie

Comment cette collection a-t-elle été constituée ?

V. DUMOT : «la méthode repose sur deux principes : premièrement, des mutations apparaissent régulièrement. Quand elles touchent les cellules des bourgeons en cours de développement, elles affectent tout le sarment qui en est issu. Des yeux prélevés sur ce sarment pour être greffés donneront une souche qui conservera la mutation. Les vieilles parcelles greffées sur place avec du matériel végétal local peuvent donc receler de la diversité. Deuxièmement, le vignoble récent planté avec du matériel végétal issu de la sélection clonale ne contient que peu de diversité. La recherche de la diversité, a nous a donc amené à chercher des souches d’aspect particulier dans de vielles parcelles, dans des régions où le cépage est depuis longtemps implanté.La prospection a été réalisée dans le midi méditerranéen, en Corse, dans le Sud Ouest et dans les Charentes.Rien qu’en Charente, ce sont 200 parcelles de plus de 50 ans, dont certaines ont même plus de 100 ans qui ont été recensées.Les plants obtenus à partir de certaines souches de ces parcelles ont été installés au lycée agricole de l’Oisellerie. La plantation a été réalisée en deux temps par les élèves du lycée à l’occasion des journées portes ouvertes du lycée en 2006 et 2007» 

 



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