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Le lycée agricole de l'Oisellerie a accueilli le mercredi 26 mars 2008 "la journée des éleveurs laitiers bovins et caprins". Cette manifestation organisée à l'initiative de la Chambre d'Agriculture de la Charente, de TED 16 et de nombreux partenaires de la filière lait. Les éleveurs ont pu trouver des éléments de réponse aux questions qu'ils se posent sur l'évolution mondiale des marchés laitiers et sur les critères de performance d'une exploitation laitière. Des conférences, des tables rondes, et des ateliers ont permis aux professionnels de dresser un bilan technique et économique de la filière. M. Gilles Psalmon, Directeur adjoint de la Fédération Nationale des Producteurs Laitiers (FNPL) sur l'exploitation laitière du Lycée agricole de l'Oisellerie |
Gilles Psalmon, Directeur adjoint de la FNPL (Fédération Nationale des Producteurs Laitiers) est intervenu pour présenter l'évolution mondiale des marchés laitiers. "2007 et 2008 sont deux années qui font entrer la profession dans une nouvelle ère économique. En effet, les marchés sont soumis à des variations de plus en plus fortes et cette situation est complexe à gérer. Par ailleurs, ces variations sont particulièrement soudaines. Trios raisons à cela : tout d'abord la réforme du Luxembourg en 2003 a diminué les soutiens au marché. En parallèle, le marché a connu une période de "vache maigre" lors de laquelle les prix et l'offre ont baissé. En même temps la demande mondiale a soudainement augmenté. Ces trois facteurs réunis ont créé des tensions sur les marchés et fait flamber les prix", nous explique Gilles Psalmon. Aujourd'hui, la demande européenne et mondiale de lait augmente. C'est le résultat combiné de la croissance démographique mondiale et de la croissance de la richesse mondiale. La question n'est donc pas de savoir si les marchés sont en expansion, mais plutôt de savoir qui va être capable de fournir à la demande. Les pays émergents seront-ils en mesure de développer leur production laitière ? C'est peut-être envisageable pour le Brésil et l'Inde mais probablement impossible pour la Russie, l'Ukraine, et l'Argentine. Que penser par ailleurs de la Chine ? Quoiqu'il arrive, nous explique Gilles Psalmon, une partie du futur approvisionnement mondial est attendu de la part des blocs traditionnellement laitiers : l'Europe, les USA, et l'Océanie. Or sur ces pays, deux nouveaux phénomènes viennent "jouer" : le développement des biocarburants (pour l'Europe et les Etats-Unis) et les changements climatiques (comme les sécheresses qui impactent fortement l'Océanie ces dernières années). En conséquence, il y a des perspectives dans le secteur laitier en débouchés comme en prix. Plusieurs intervenants ont insisté sur les évolutions et la modernisation du métier d'éleveur, un métier de chef d'entreprise, un métier de passion qui offre aujourd'hui de belles perspectives à des jeunes désireux de s'installer.
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