Prévert en spectacle au lycée de l'Oisellerie
"Jacques
Prévert écrivait très bien" rappellent en choeur Quentin, Anthony
et Thibault, du haut de leurs quinze printemps.
Delà à organiser un spectacle autour des
écrits du poète, il n'y avait qu'un pas qu'ils ont franchi avec leurs
vingt et un copains et copines d'une classe de seconde générale du lycée
agricole de l'Oisellerie.
"Le
choix des textes leur revient et ils ont également appris à les dire
dans cet hommage d'une durée de trente cinq minutes à l'auteur"
précise Mme Ollier, leur enseignante en français, en charge de
l'encadrement du goupe avec Loïc Lelaidier, le médiateur culturel.
Sous le charme de cet
auteur qui devint populaire grâce à son langage familier et à ses jeux
de mots, les potaches couronnais ont choisi des textes portant sur ses
engagements.
"Sur
tous les thèmes, de l'enfance à la religion, en passant par la guerre
et la solitude" notent ils dans un belle unanimité.
Est-ce vraiment un hasard, si "le paysage
changeur" fait partie de cette sélection ?
Dans ce texte, Prévert dénonce l'oppression de la
classe ouvrière et lance un appel à l'espoir d'un monde meilleur.
Dans "chanson dans le
sang", un autre texte retenu par les élèves, il décrit avec des mots
dûrs ce qui subsiste encore aujourd'hui dans les folies inhumaines
perpétuées dans le monde.
Présent
durant la semaine précédant la représentation, Jean Jacques Epron, le "passeur
de mots" de l'Union Régionale des Foyers Ruraux du
Poitou-Charentes a aider les comédiens en herbe
"à prendre la parole en public et à lire à haute voix".
Pour tous, la gestion du stress a été
primordiale. "Il faut prendre le temps de s'exprimer" indique
Quentin.
"Et surtout pas se rater avec des textes enrichissants dits
devant des spectateurs" ajoutent Anthony et Thibault.
Et en reprenant la chanson de Kent dédiée au
poète, les lycéens ont mis peu de Prévert sur la scène de l'amphithèâtre
du lycée devant un auditoire sous le charme.
|